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La Cuisine Italienne dans le Monde – Éditorial du Ministre Antonio Tajani

SCIM 2025 – Editoriale del Ministro Tajani sulla Cucina Italiana
Grafica promozionale del Ministero degli Esteri con il messaggio “La Cucina Italiana” e invito a leggere l’editoriale del Ministro Antonio Tajani

« La cuisine italienne est l’un des grands piliers identitaires de notre Pays. Ce que nous mangeons ne raconte pas seulement qui nous sommes, mais constitue une composante essentielle de notre réputation internationale. Elle favorise le tourisme, la découverte de nos territoires et ouvre de nouvelles opportunités de coopération économique internationale.

Le 28 novembre, nous avons inauguré la dixième édition de la Semaine de la Cuisine Italienne dans le Monde (SCIM 2025). Avec plus de dix mille initiatives réalisées au fil des années par notre réseau d’ambassades, de consulats, d’instituts italiens de culture et de bureaux ICE, cette manifestation s’affirme comme l’une des plus durables et efficaces parmi celles promues par la Farnesina. Au cours de la dernière année, 949 initiatives promotionnelles ont été organisées, impliquant plus de 3 000 entreprises italiennes dans 223 villes de 87 pays. Ce succès démontre que la cuisine italienne est un langage universel, capable de rapprocher les peuples et les cultures, de promouvoir le dialogue et la paix, tout en transmettant nos traditions et en valorisant l’ensemble de notre filière agroalimentaire. C’est surtout un engagement à faire système, à protéger et à promouvoir toujours davantage ce secteur.

Les exportations liées à la cuisine italienne ont atteint en 2024 une valeur record de 67,5 milliards d’euros, en hausse de 8,3 % par rapport à l’année précédente, représentant près de 11 % de nos exportations totales. Les produits de notre filière agricole et alimentaire constituent une composante importante du Plan d’Action pour l’Exportation italienne vers les marchés extra-UE à fort potentiel. Nous nous sommes fixés un objectif ambitieux – 700 milliards d’euros d’exportations annuelles d’ici la fin de la législature – que les produits alimentaires italiens et la production viticole de notre pays peuvent nous aider à atteindre.

Il y a quelques semaines, j’ai rencontré les représentants du monde industriel et agroalimentaire italien, y compris certains de nos producteurs de pâtes, avec le commissaire au commerce Maroš Šefčovič, en visite à Rome.

Nous avons également doté nos ambassades à l’étranger d’experts agricoles et de fonctionnaires de la Guardia di Finanza afin d’offrir aux entreprises et aux associations des outils dédiés à la propriété intellectuelle et à la lutte contre l’Italian sounding, qui nuit à la valeur et à la crédibilité de nos produits.

La protection de la cuisine italienne est une priorité de ce Gouvernement, surtout dans cette phase historique, marquée par les protestations des agriculteurs européens contre le Green Deal, la demande de protection des indications géographiques, les procédures antidumping visant les pâtes, ou encore l’adoption de droits de douane qui affectent également le vin, les fromages et toutes nos exportations.

Dans notre stratégie, la cuisine est aussi un instrument de coopération et de solidarité, de promotion de la sécurité alimentaire et de la paix. En Palestine, nous avons lancé “Food for Gaza”, avec le soutien des agences de l’ONU et de toutes les composantes clés de notre système national, pour apporter une aide à la population civile. Jusqu’à présent, nous avons fourni plus de 2 400 tonnes d’aides alimentaires, sanitaires et de biens de première nécessité, dont 2 000 tonnes de farine, 60 tonnes d’aliments pour animaux et des kits, distribués via les camions donnés par l’Italie au Programme Alimentaire Mondial ou directement par les largages aériens de notre Défense ces derniers mois. Un projet – parmi les rares au monde – qui bénéficie du plein soutien des autorités palestiniennes et israéliennes.

En Afrique, nous souhaitons lancer une nouvelle initiative “Italy for Sudan” pour apporter un soutien humanitaire à la population civile, avec une opération complexe en deux phases. Nous organiserons d’abord un avion cargo avec des denrées alimentaires collectées grâce au soutien d’entreprises et d’associations privées italiennes, que nous espérons faire partir d’ici la fin de l’année pour une première réponse urgente. Pour 2026, nous prévoyons d’envoyer un navire transportant une quantité plus importante de denrées alimentaires, de produits sanitaires et de biens de première nécessité, afin d’aider la population à faire face à l’épidémie de choléra en cours.

Dans le cadre du Plan Mattei pour l’Afrique, nous mettons également en œuvre des initiatives innovantes qui, grâce à de nouveaux partenariats – y compris dans le domaine agroalimentaire – et à l’implication des meilleures entreprises privées italiennes, contribuent à la croissance et à la stabilité dans la région méditerranéenne et sur l’ensemble du continent africain.

Derrière la candidature de la cuisine italienne au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO – dont la décision est attendue en décembre à New Delhi – il y a tout cela. Une candidature que nous soutenons avec conviction, car notre cuisine est une expression identitaire et culturelle du pays, fruit de savoir-faire et de compétences qui méritent d’être protégés et transmis. »